vendredi 6 décembre 2013

Quelques principes...

J'essaye de simplifier.
A ce jour, de ma pratique du sabre, de l'Aunkai et un peu du taichi, j'en arrive à trois séries.
  1. Avoir le corps détendu et connecté : la moindre tension crée des points de rupture dans les connexions. Ceci dit on peut également être détendu sans connexion! Il est donc nécessaire d'ajouter une structure dans le corps qui lui donne de la cohérence. 
  2. L'ouverture et la fermeture: à ce jour et pour actionner la dynamo de Kiaz ou la colonne vertébrale, travailler sur les principe d'ouverture et de fermeture, à la fois au niveau de la poitrine (Hino sensei) comme au niveau de la jointure des épaules et de celle des jambes me semble la piste la plus concrète.
  3. Enfin répondre la force générée selon les axes. J'aime cette expression que j'ai pêchée d'un traducteur d'Akuzawa sensei. Comme si le corps ou plutôt le mental n'avait qu'à respecter ce qui est déjà là. 
Pour respecter ces différents principes, je ralentis. Que ce soit à mains nues, au sabre, au bo ou encore au naginata. Je ne vois pas d'autre solution. Dès que j'accélère il y a des crispations et tout part en vrille.
Idem à deux, je n'ai clairement pas encore assez d'assise pour pouvoir conserver cette rectitude face à quelqu'un qui n'est pas dans la même recherche. 
Par contre, quand j'y arrive, cela devient, fluide, puissant, doux. Pertinent, je crois.

samedi 4 mai 2013

En travaillant ce matin, j'ai essayé de faire un même kata selon différents principes. Intéressant, au passage cela m'a permis de comprendre la différence entre le ce que les chinois appellent la terre et l'homme.  Pour le ciel, je n'ai toujours pas compris.
Pour les deux premiers, effectivement, on peut faire partir un kata d'en bas, des kuas, voire même directement du sol même si cela reste encore ésotérique pour moi ou directement de la poitrine (du moins à condition que le bas soit suffisamment structuré :-) ). Cela donne une autre sensation.
Je me demande de plus en plus si les écoles anciennes qui n'enseignent pas les principes ne l'ont justement pas fait exprès pour permettre à chacun, au cours de son évolution de pratiquer les mêmes katas dans un esprit différent.

samedi 27 avril 2013

Aunkai...

De retour de 4 jours de stage intensif avec Akuzawa sensei, cela a considérablement fait évoluer ma perception et ma pratique des AM et du sabre.
Il m'a fallu deux jours pour accepter pleinement le paradoxe de la puissance et de la douceur.
D'emblée le travail sur les kuas avec "osameru" rengainer et "sagete sagete, "monter / descendre" m'a passionné mais dès qu'il s'agissait de reprendre le travail à deux, je devenait dur. Il a fallut, en fin  de deuxième journée, qu'il fasse un application avec moi, qu'il me montre la douceur de son toucher et qu'ensuite un participant (merci Julien jusqu'à la 3ème génération) me demande de refaire la même chose pour que le franc tombe.
J'ai également découvert une raideur dans le kua droit. Alors que le fémur bouge facilement dans la hanche à gauche, à droite il reste relativement raide. A travailler.
Sinon dans les "révélations" de ce stage : quand on monte, on descend et quand on descend, on descend ! Dis ainsi cela fait un peu ésotérique! En fait, il est frappant de constater que pour monter le bras il faut descendre le centre et créer une tension qui se libère dans la colonne vertébrale et se répand dans les bras.
Application directe pour moi dans les suburi au sabre.
Débout j'y arrive passablement, mais en seiza pas du tout, du moins dès qu'il y a une pression.
Ce matin j'ai refait une série de iai en tachant d'appliquer une série de choses et cela corrige notamment la faiblesse de la main gauche... bonne nouvelle.
A travailler pour intégrer cela dans la pratique notamment avec partenaire !
De manière amusante autant le travail sur "juji" me paraissait ésotérique et incompréhensible, autant il me semble maintenant évidant... mais je crois que les déblocages de Wattier n'y sont pas étranger.
Dernier élément à souligner le fait de conserver la rectitude de la colonne, j'arrive d'ailleurs de mieux en mieux à tourner autour de la colonne plutôt qu'autour des hanches.
Bon, à la semaine prochaine !

samedi 13 avril 2013

Chomuku

Je ne ferme pas assez mon chomuku !
Pour créer cette fameuse vague dans le bassin, il est plus facile de fermer davantage le chomuku sur le pied gauche. La difficulté c'est de quasiment avoir les pieds de face sans avoir le bassin de face car alors c'est quasiment impossible d'avoir un axe de pénétration.
J'ai travaillé cela aussi bien dans les exercices de Akuzawa sensei qui le permettent que au iai ou avec le naginata, avec la même sensation. La crosse de fougère dans le bassin et un certaine tension qui se libère vers l'avant, dans la coupe.
Mais naturellement, le pied tend à partir ver l'arrière si le bassin n'est pas de face... C'est un peu inconfortable (somme toute comme toute "non habitude") car contre cela libère le corps.

dimanche 1 janvier 2012

Du dos descendre vers les reins!

Avec retard mais toujours avec les mêmes questions. Un commentaire de Akuzawa sensei me donne pas mal de fil a retordre ces dernier temps.
'Avoir le dos légèrement tendu mais la face détendue"
Je tente donc de pratiquer en poussant les reins vers l'arrière. Très légèrement mais cela en vaut la peine. Le dos s'allonge, on assure une meilleure connexion entre le haut et le bas du corps, plus d'unité dans les déplacement et dans les coupe. Par contre cette légère restructuration du corps me flanque un mal de dos pas possible...